Bilan Frigo
Consommations électriques — meubles, vitrines et chambres froides
Productions frigorifiques
Installations
Résultats
Consommation = pertes thermiques × temps ÷ COP, plus les consommations électriques directes.
Méthode et hypothèses
Toutes les valeurs standards ci-dessous sont surchargeables poste par poste.
Bilans enregistrés
Bilan frigorifique en ligne : un calculateur gratuit pour le froid commercial
Bilan Frigo calcule la consommation électrique et la puissance frigorifique d’une installation de froid commercial — meubles frigorifiques, vitrines réfrigérées, chambres froides positives et négatives — et chiffre les économies d’énergie accessibles, poste par poste. Il s’utilise directement dans le navigateur, sans installation, sans inscription et sans envoi de données : le bilan ci-dessus est calculé sur votre poste.
Ce que calcule le bilan frigorifique
- La consommation électrique annuelle de chaque meuble frigorifique, vitrine réfrigérée et chambre froide, en kWh et en euros, ventilée par poste : compresseurs et condensation, ventilateurs, éclairage, résistances et dégivrage.
- La puissance frigorifique des chambres froides, issue d’un bilan thermique complet : transmission par les parois, renouvellement d’air, refroidissement des produits, apports internes et majoration de sécurité.
- Un profil mensuel qui suit le climat de votre région — quinze zones climatiques couvrant la France métropolitaine, la Belgique, la Suisse romande et les DOM — et l’ambiance du magasin, en été comme en hiver, de jour comme de nuit.
- Le bilan par production frigorifique : centrale positive, centrale négative, groupe de condensation, groupe logé, boucle d’eau glycolée, CO₂ transcritique, avec le COP réellement obtenu sur l’année et la puissance électrique appelée.
- Une trentaine de leviers d’économies d’énergie propres à votre installation, chacun avec son gain en kWh et en euros, un budget indicatif et un temps de retour : portes vitrées, rideaux de nuit, éclairage LED, joints de porte, plan de chargement, entretien des condenseurs, haute pression flottante, raccordement des meubles autonomes à une centrale…
Comment utiliser le calculateur en quatre étapes
- Décrivez le site : type de commerce (hyper ou supermarché, supérette, boucherie-charcuterie, boulangerie-pâtisserie, cuisine professionnelle, réserve, entrepôt logistique…), zone climatique, jours et heures d’ouverture, puis température et humidité du local en été et en hiver.
- Ajoutez vos installations : une typologie de meuble (vertical ouvert ou à portes vitrées, semi-vertical, îlot négatif, vitrine service arrière, vitrine poissonnerie, armoire à boissons, table réfrigérée…) ou de chambre froide (stockage +2/+4 °C, viande, poisson, fruits et légumes, surgelés −20 °C, cellule de refroidissement ou de surgélation rapide…), puis le linéaire ou les dimensions, l’année d’installation et l’état constaté sur place.
- Raccordez chaque équipement à une production frigorifique : centrale ou groupe, avec son régime positif ou négatif, son type, son année et son COP. Une production adaptée est créée automatiquement au premier équipement saisi.
- Lisez les résultats : répartition par installation et par poste, profil mensuel, bilan par production, leviers d’économies classés par temps de retour. Imprimez le bilan en PDF ou exportez-le en JSON et en CSV.
Chaque paramètre se saisit à trois niveaux : une liste de variantes qui traduit ce que vous avez constaté (« meuble ancien de 10 à 20 ans », « joint de porte usé », « éclairage fluorescent T8 »…), la valeur standard qui en découle, et une case perso pour imposer une donnée constructeur ou un relevé. Aucune donnée chiffrée n’est donc indispensable pour obtenir un premier bilan ; le bouton Exemple charge une installation complète de démonstration pour découvrir l’outil en quelques secondes.
La méthode de calcul, en bref
Le principe est celui de tout bilan frigorifique :
Consommation électrique = (pertes thermiques × temps) ÷ COP + consommations électriques directes
Les pertes thermiques sont la chaleur qui entre dans l’enceinte et qu’il faut en extraire ; le COP (coefficient de performance) est le rendement de la production de froid. Les consommations directes — ventilateurs, éclairage, résistances, dégivrage — sont comptées à l’électricité puis réintégrées en charge thermique, puisque cette énergie se dissipe à l’intérieur du meuble. Le calcul est mené mois par mois, séparément pour les périodes d’ouverture et de fermeture du magasin.
Meubles frigorifiques et vitrines : une charge de référence ramenée à l’ambiance réelle
Chaque typologie de meuble porte une charge thermique de référence en watts par mètre linéaire, établie aux conditions d’essai de la norme EN ISO 23953-2, classe 3 (25 °C, 60 % d’humidité relative). Cette référence est corrigée par trois facteurs distincts : l’enthalpie de l’air ambiant pour le rideau d’air, l’écart de température pour la conduction, la loi en T⁴ pour le rayonnement. L’humidité est le point clé : un magasin climatisé à 20 °C / 50 % ne représente qu’environ 60 % de la charge d’essai, alors qu’un magasin non climatisé à 26 °C / 65 % un jour d’août la dépasse de 30 %. Un rideau de nuit ne coupe que le rideau d’air et une partie du rayonnement, jamais la conduction.
Chambres froides : le bilan thermique poste par poste
Transmission par les parois, le plafond et le plancher (U × A × ΔT, chaque face devant sa propre ambiance : local, extérieur, toiture exposée, réserve, terre-plein, chambre contiguë, paroi vitrée) ; renouvellement d’air estimé à partir du volume, de la fréquence d’ouverture et de la protection installée, qui porte la charge latente ; produits à refroidir, avec chaleur latente de congélation et chaleur de respiration des fruits et légumes ; apports internes — éclairage, ventilateurs d’évaporateur, personnel, résistances de porte et d’écoulement, dégivrage. La puissance frigorifique retenue est la plus contraignante entre le bilan sur 24 h divisé par le temps de marche et la pointe du lot en cours de traitement, déterminante pour les cellules de refroidissement et de surgélation rapides.
Productions frigorifiques et COP selon l’année d’installation
Le calculateur accepte autant de centrales et de groupes que nécessaire, chacun avec son régime, son année, sa température d’évaporation, son écart de condensation et le plancher de sa haute pression flottante. L’année pilote le COP de référence — de 1,75 pour une centrale positive d’avant 1990 à 3,15 pour une installation récente, de 0,85 à 1,56 en froid négatif — que chaque production multiplie par le coefficient de son type : un groupe logé perd environ un quart de rendement face à une centrale et, comme il condense dans le magasin, son COP se dégrade en été. Chaque mois, le COP est repondéré par le rapport de Carnot entre la température de condensation du mois et celle de l’année moyenne : le froid coûte plus cher en août qu’en février.
Leviers d’économies d’énergie et temps de retour
Chaque levier rejoue le bilan complet sur une copie de l’installation où le défaut relevé est corrigé — variante ramenée à l’état sain, meuble fermé, rideau ajouté — et retient l’écart de consommation. Le gain annoncé est un majorant propre à l’installation décrite, et un levier disparaît de lui-même lorsqu’il ne reste rien à corriger. Le budget associé applique un prix unitaire d’ordre de grandeur, fourniture et pose hors taxes, au mètre linéaire de meuble, au mètre carré d’enveloppe de chambre ou au kilowatt de puissance frigorifique ; le temps de retour brut le rapporte à l’économie annuelle au tarif de l’électricité saisi.
À qui s’adresse ce calculateur de bilan frigorifique
Aux frigoristes et installateurs qui préparent un chiffrage d’avant-projet ou une proposition de rénovation ; aux bureaux d’études fluides et énergie pour un pré-diagnostic ou une comparaison de scénarios ; aux responsables techniques, maintenance et énergie de la distribution alimentaire qui veulent hiérarchiser les actions sur un parc de magasins ; aux commerçants — boucherie, boulangerie-pâtisserie, primeur, supérette, restauration — qui souhaitent situer la consommation de leur froid alimentaire ; aux auditeurs énergétiques, pour objectiver le poste froid d’un audit. Les valeurs standards sont des ordres de grandeur représentatifs du parc français, et tout paramètre peut être remplacé par une donnée constructeur ou un relevé.
Vos données restent dans votre navigateur
Le calcul s’exécute intégralement sur votre poste : aucune donnée n’est transmise à un serveur. Enregistrer conserve le bilan en cours dans la mémoire du navigateur, sous un nom libre, et Charger le rouvre. Pour archiver ou transmettre un bilan, utilisez Exporter JSON, qu’Importer relit à l’identique ; Exporter CSV alimente un tableur et Imprimer / PDF produit un rapport propre, sans les commandes de saisie.
Ce que l’outil ne fait pas
Les valeurs standards proposées sont destinées à un pré-diagnostic, un chiffrage d’avant-projet ou une comparaison de scénarios. Elles ne remplacent ni les fiches techniques du constructeur (valeurs REC et TEC mesurées selon EN ISO 23953), ni une campagne de mesure, ni un devis. Ne sont pas modélisés : la récupération de chaleur au condenseur, l’interaction avec le chauffage et la climatisation du magasin, le talon de consommation de la régulation et les régimes transitoires de mise en froid.
Questions fréquentes sur le bilan frigorifique
Le calculateur de bilan frigorifique est-il gratuit ?
Oui. Il s’utilise sans inscription, sans installation et sans limite du nombre de bilans, dans tout navigateur récent, sur ordinateur, tablette ou mobile.
Quelle précision attendre des résultats ?
Les valeurs standards sont des ordres de grandeur représentatifs du parc français, adaptés à un pré-diagnostic ou à un chiffrage d’avant-projet. Dès que vous disposez d’une donnée constructeur (valeurs REC et TEC selon EN ISO 23953) ou d’un relevé, cochez « perso » sur le paramètre concerné : la valeur standard est remplacée par la vôtre et le bilan gagne en précision.
Puis-je calculer la puissance frigorifique d’une chambre froide ?
Oui. Chaque chambre froide fait l’objet d’un bilan sur 24 h — transmission, renouvellement d’air, produits, apports internes, majoration de sécurité — et la puissance frigorifique retenue est la plus contraignante entre ce bilan divisé par le temps de marche et la pointe du lot en cours de traitement, qui l’emporte sur les cellules de refroidissement et de surgélation rapides.
Comment le climat et la saison sont-ils pris en compte ?
Vous choisissez une zone climatique parmi quinze et vous relevez deux ambiances de magasin, celle du mois le plus chaud et celle du mois le plus froid. Chaque mois se place entre les deux au prorata de sa température extérieure moyenne, pour la température comme pour l’humidité — et c’est l’humidité, via l’enthalpie de l’air, qui porte l’essentiel de l’écart saisonnier sur les meubles ouverts.
Quels types de production frigorifique sont gérés ?
Centrale frigorifique à distance, groupe de condensation dédié, groupe logé autonome (plug-in), boucle d’eau ou fluide secondaire, CO₂ transcritique en booster, groupe propane R290 ou HFO à haut rendement, et groupe de vitrine intégré. Plusieurs productions peuvent coexister sur un même site — une centrale négative ancienne à côté d’une centrale positive rénovée, par exemple — et chaque équipement est raccordé à l’une d’elles.
Les économies affichées sont-elles garanties ?
Non : chaque gain est un majorant calculé pour l’installation telle que vous l’avez décrite, et les budgets sont des ordres de grandeur hors taxes, fourniture et pose. Ils servent à situer l’intérêt d’une action et son ordre de priorité, pas à remplacer un devis ni une mesure sur site.
Que faire d’un bilan une fois terminé ?
Imprimez-le en PDF pour le joindre à un rapport, exportez-le en CSV pour le retravailler dans un tableur, ou en JSON pour l’archiver et le rouvrir plus tard à l’identique, sur n’importe quel poste.
